La traction animale reprend du poil de la bête. Dans l’Essonne, François Munch fait partie de ces producteurs qui préfèrent le cheval au tracteur.
Et si bientôt ce n’étaient plus des tracteurs que l’on apercevait dans nos champs mais des chevaux ? Des chevaux, comme au Moyen-Age me direz-vous ? Et bien non, plutôt comme un retour à une technique agricole plus respectueuse de l’environnement et plus proche de la nature. La traction animale, c’est ainsi que l’on appelle le fait d’utiliser un cheval pour des travaux agricoles, revient sur le devant de la scène, poussée par l’engouement pour l’agriculture biologique.
Alors que le cheval de trait avait peu à peu disparu des espaces agricoles après les années 50 et la mécanisation de l’agriculture, les producteurs redécouvrent désormais ses nombreuses vertus. Globalement, son utilisation présente surtout des avantages dans les milieux fragiles ou dans les zones difficiles d’accès. En effet, l’empreinte est quasi nulle vis à vis de l’environnement pendant le travail : pas de production de gaz à effet de serre, pas de bruit pour la faune, pas de tassement du sol.